Portrait de Lucie Morisset

Réseau des diplomés

« Savoir saisir les opportunités et les faire fructifier. »

Crédit Photo Lucie Morisset

Crédit Photo Lucie Morisset

A l’issue de son Bac, Lucie sait déjà ce qu’elle veut faire : enseigner l’anglais. C’est donc tout naturellement qu’elle se dirige vers la fac de Lettres et Langues de Poitiers. Elle y obtient sa Licence puis part une année en Angleterre où elle occupe le poste d’assistante auprès d’un professeur de français dans deux collèges. Cette expérience lui fait prendre conscience de ce qu’est l’enseignement. « Il est difficile d’être confronté à des élèves qui ne sont pas réceptifs à la matière qu’on enseigne et l’autorité représente parfois 50% du cours. » Parallèlement à son année en Angleterre, Lucie commence son année de maitrise. La cadence étant trop intense, elle laisse la maitrise de côté. En rentrant, elle s’inscrit à l’IUFM pour passer le CAPES. Son année d’IUFM est difficile car même si les enseignements y sont passionnants la population inscrite à cette année est plus âgée et parait plus mature que Lucie. «  Je me sens en décalage. En plus, j’échoue à l’oral pour un point. » Lucie repart un mois à l’étranger, à Miami cette fois. Elle y accompagne un groupe d’adolescents à qui elle doit apprendre l’anglais de façon ludique. Là encore, elle ne peut que constater combien il est difficile de motiver des ados à l’apprentissage d’une langue étrangère. Elle n’en revient pas moins motivée pour repasser son CAPES. Malheureusement, elle échoue une 2ème fois. Lucie se rend compte que l’enseignement n’est pas fait pour elle et qu’elle ne doit pas rester sur un échec. Que va-t-elle faire avec cette simple licence de lettres pour trouver un emploi ? Désorientée, elle se rend à la cellule d’orientation qui se trouve sur le campus pour y rencontrer une conseillère. «  Nous avons fait le point et j’ai spécifié que je voulais une orientation courte. C’est ainsi qu’elle me parle d’un DUT techniques de commercialisation dispensé à La Rochelle en un an au lieu de deux. Selon elle, cette année sera le moyen de valoriser ma licence par une formation commerciale et marketing. C’est ainsi que je suis partie à La Rochelle. Suivre l’équivalent de deux années en une, c’est très intense !» Lucie est surprise par la différence d’enseignement entre l’UFR et l’IUT. Elle s’aperçoit que l’encadrement de l’IUT lui convient mieux, et qu’elle apprécie notamment les nombreux travaux en équipe de cette formation. Tenue de faire un stage, elle le réalise dans une PME de Poitiers, Jean Marc Joubert. Ce stage est très riche car elle travaille sur le développement commercial, la formation, joue l’attachée de presse. Bref, son investissement paye puisque ce stage se transforme en emploi et ce, pendant 8 ans. « Cette aventure s’avère très riche, avec de nombreuses rencontres. Je pratique aussi très régulièrement l’anglais avec les stagiaires de l’école de formation qui viennent du monde entier. J’assure les recrutements, la rédaction des modules de formations,  les relations avec les OPCA. Je m’occupe aussi des relations presse, rédige les articles. Je choisis les photos après les shootings, je rédige les textes des dossiers de presse. » . Au bout de 7 ans, Lucie a envie de renouveau et parvient à se faire financer une formation professionnalisante en ressources humaines. Elle intègre le MP en Gestion des Ressources Humaines de l’IAE de Poitiers. A l’issue de cette formation, Jean Marc Joubert lui annonce qu’il transfère  son siège social à Paris. Il demande à Lucie de le suivre. Pour des raisons personnelles, elle ne peut pas déménager à Paris. A l’issue de son licenciement, elle retrouve très vite un CDD au sein du service Développement des Ressources Humaines au siège de la MAIF. A peine ce contrat terminé, elle saisit une opportunité à la SAGEM à Saint Benoit. Il s’agit d’abord d’un contrat intérimaire. Ce contrat se transformera en CDD pour occuper le poste de responsable du développement des Ressources Humaines. Elle est alors chargée d’accompagner les salariés dans leur carrière ainsi que de la GPEC. Puis, ce contrat se convertit en CDI pendant 3 ans où elle devient ensuite Responsable Ressources Humaines. Ce dernier poste l’amène à gérer les relations sociales, la gestion de projets RH, la mobilité des salariés, le conseil auprès des managers mais aussi le pilotage de la médecine du travail.
Le Conseil de Lucie : « il ne faut pas hésiter à aller frapper aux portes des personnes qui peuvent nous aider, qu’il s’agisse d’un conseiller d’orientation mais aussi plus directement des professionnels en poste qui peuvent nous aiguiller. »

Adeline Nourisson et Lucie Morisset

Publié par Adeline Nourisson

Dernière mise à jour le 10 mars 2015


Recherche d'un article


Université de Poitiers - 15, rue de l'Hôtel Dieu - TSA 71117 - 86073 POITIERS Cedex 9 - France - Tél : (33) (0)5 49 45 30 00 - Fax : (33) (0)5 49 45 30 50 - webmaster@univ-poitiers.fr