Portrait de Marine Gelibert

Réseau des diplomés

« D’abord penser à ce que l’on souhaite faire avant de choisir son cursus »

crédit Photo Marine Gelibert

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A l’issue de son Bac S, Marine suivra les conseils de ses professeurs au lycée et intègre l’INSA de Toulouse. Après deux mois passés dans cette école d’ingénieurs, Marine s’aperçut qu’elle ne s’était pas posée  « la » question essentielle : « quel est le métier que je souhaite réellement faire dans ma vie future ? »
« En effet, je ne savais pas ce que je faisais là mais je savais que le monde de l’entreprise, ses attentes de profits et la pression qu’on peut nous y mettre n’étaient pas pour moi. » « En fait, je me suis rendue compte que ce que je désirais, c’était d’être enseignante. »
Marine prend alors la lourde décision d’arrêter cette école et de reprendre contact avec les IUT où elle avait postulé avant de choisir Toulouse. Il s’agissait de l’IUT de biologie de La Rochelle et l’IUT de chimie de Poitiers. La Rochelle lui demande de finir son semestre à l’INSA avant d’intégrer son IUT tandis que l’IUT de Poitiers l’accepte immédiatement. Evidemment, cette période n’est pas très facile car il lui faut rattraper le retard pris pendant les deux mois passés à l’INSA. Ce moment est d’autant plus délicat que c’est l’époque des partiels. Ceci étant, elle y parvient. A l’issue de ce DUT, Marine sait qu’elle veut être enseignante. Il va donc lui falloir passer le CAPES. Pour cela, elle intègre l’UFR SFA et passe une licence de Physique Chimie puis entre en M1 « matériaux option  Physique Chimie ». Au cours de cette année de M1, elle passe son CAPES. Elle obtient l’écrit et prépare l’oral. « Là, j’ai eu beaucoup de chance car j’ai pu préparer mon oral pendant les 15 jours qui ont précédé, dans mon lycée d’origine qui a accepté de me laisser travailler auprès des techniciens pour tester les manipulations pour le concours. » Tout se passe bien et Marine repart avec le CAPES de Sciences Physiques en poche. Cela lui donne envie de passer son agrégation. Elle passe les entretiens et intègre la préparation de l’ENS ULM dont le site pour préparer le concours est délocalisé à Montrouge. Cela dure un an et comme nous le confie Marine : «  ce fut une année de labeur où j’ai buché jusqu’à 16h par jour. » Cela s’avère payant, puisque Marine empoche l’agrégation de Sciences Physiques option Chimie. «  Je me suis rendue compte que là j’étais allée au bout de ce que je pouvais donner et heureusement car un an plus tard, il fallait un M2 et  il n’y avait non plus 40 mais seulement 30 places disponibles pour l’agrégation. » Comme le dit Marine: « mon chemin pour parvenir à être enseignante n’a pas été des plus classiques. En effet, la logique veut que pour se préparer au concours, on fasse la prépa dès la sortie du bac pour ensuite intégrer l’ENS en tant que normalien, la formation est tout à fait adaptée au passage du concours ensuite ». Marine ayant rejoint l’ENS après son parcours à l’IUT puis la fac, elle a dû beaucoup travailler pour rattraper le niveau « théorique » demandé. En revanche, au niveau pratique, Marine était plus avancée que ses camarades de l’ENS. Elle a ensuite réalisé une année de stage au collège avant d’être titularisée en Seine Saint Denis. Marine nous confie qu’une fois encore une rencontre a fait sa chance : « J’ai rencontré un de mes anciens enseignants de l’IUT et il m’a fait part d’un poste de PRAG provisoire pour l’année à venir. J’ai sauté sur l’occasion. Un an plus tard, j’ai passé le concours et je suis devenue officiellement enseignante à l’IUT de Poitiers. » Concernant le poste en lui-même, Marine explique qu’elle préfère enseigner en IUT car les étudiants ont choisi d’être là «  au collège, on fait plus de la discipline que de l’enseignement. En plus de ma fonction, je suis directrice des études. Cela me permet d’être assez libre et de mettre des choses en place avec et pour les étudiants. J’apprécie de pouvoir faire ce suivi et, comme j’étais encore à la place de mes étudiants il n’y a pas si longtemps, cela crée une proximité qui m’avantage dans les projets que je monte avec eux. » Son avenir, Marine le voit à l’IUT. En effet, elle révèle que si elle avait dû choisir le poste de ses rêves après l’agrégation, elle aurait choisi celui-ci alors pourquoi penser à changer ?
Le conseil de Marine : «  Il faut penser à ce que l’on souhaite réellement faire avant de choisir ses études. Si le choix se porte sur un DUT Chimie et qu’on est bon élève, tout nous est ouvert de la licence (professionnelle ou générale) à la thèse en passant par l’école d’ingénieurs. »



Adeline Nourisson

Publié par Adeline Nourisson

Dernière mise à jour le 18 juin 2014


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