Portrait de Tony Boucheau

Réseau des diplomés

« Se faire une expérience riche sans s’enfermer dans un poste »

Tony Boucheau

Tony Boucheau

Comme il le dit lui même, Tony a : « un parcours un peu hors normes, et plutôt atypique ». En effet, après une seconde générale, il s’aperçoit que cette formation ne lui convient pas, alors il se réoriente vers un CAP. Il effectue ensuite un Bac Pro Micro-Informatique et Réseaux et continue avec un DUT Génie des Télécommunications et des Réseaux à l’IUT de Poitiers, sur le site de Châtellerault.
Pour Tony, le DUT est une révélation. « Les enseignements reçus étaient très intéressants, car il y avait beaucoup de pratique, mais pas seulement. Il y avait aussi la théorie nécessaire pour comprendre le tout. C’est l’approfondissement dont j’avais besoin. Cette formation m’a beaucoup apporté, surtout une façon de penser. Par exemple, on nous apprenait comment certains appareils fonctionnaient d’un point de vue théorique, afin d’en avoir une utilisation optimale. C’est ce qui me caractérise encore aujourd’hui ».
En fin de DUT, Tony effectue son stage au sein d’I-médias, un des services communs de l’Université de Poitiers. « Ça a été le meilleur stage que j’ai pu faire jusque là. Il était vraiment en accord avec ce que je recherchais : une vision théorique large basée sur la pratique. De plus, mon maître de stage était vraiment super. Cela a été un réel enrichissement tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel », précise t-il.
Après son DUT, où il sort major de promo, Tony intègre une école d’ingénieurs. Mais au fil du temps il se rend compte que la théorie et la pratique sont enseignées de façon trop cloisonnées. « Pour moi, il manquait un lien pour relier les deux approches et faire la boucle. Il existait peut être mais je n’ai pas su le trouver ». C’est ce qui pour Tony a été source de nombreuses interrogations.
Après mûres réflexions, Tony décide de quitter l’école d’ingénieurs. « J’avais déjà discuté de mes interrogations avec mon maître de stage d’I-médias avec qui j'étais resté en contact. Et, c’est à ce moment là qu’il m’a fait part d’une possibilité de recrutement pour quelques mois, au sein de son service, pour l’avancement d’un projet. Ca tombait bien puisque c'était dans la continuité du stage effectué ainsi que de mon emploi saisonnier», explique-il.
Lors de cette période, Tony est contacté par une société parisienne, ALTEN, qui lui propose un CDI qu’il accepte. Cependant Tony s’aperçoit que la réalité est différente de ce qu'il avait imaginé. C’est pourquoi, il décide de postuler dans une autre entreprise, CETSI, qui le recrute en tant que technicien puis comme chef de projet. « Là, je me suis vraiment senti à ma place dans cette entreprise. Cette entreprise a de la considération pour ses employés, n’a pas d’appréhension quant au diplôme obtenu et surtout elle m'offrait des perspectives d' évolution ».
En parallèle, Tony nourrit l’idée d’un projet personnel. Au  bout d’un an et demi, il quitte son emploi pour se consacrer à ce projet,  mais malheureusement celui-ci ne se concrétisera pas.
A la suite de cela, Tony est recontacté par la CETSI, et accepte ce qu’elle lui propose : un poste de chef de projet avec une facette du poste différente de celui occupé auparavant. « C’est alors que je rencontre ma compagne. Elle elle vit sur Poitiers. Du coup, je me retrouve à faire très souvent le trajet Paris-Poitiers. Il fallait trouver une solution, car cela ne dure qu’un temps. Et comme ce n’était pas jouable pour elle de me rejoindre, c’est moi qui est quitté Paris. C'est ainsi que j'ai cherché du travail sur Poitiers », raconte-il.
« Et là j’ai écumé toutes les offres d’emploi. Il y avait énormément de besoins. Par conséquent, de nombreuses offres également. Mais elles n’étaient pas du tout en adéquation avec le niveau d’études demandé et la rémunération proposée ».« J’ai du envoyer près de 150 candidatures dont 80%  me sont revenues négatives. J’ai essuyé tous les motifs de refus possibles et imaginables. J’ai vraiment eu un moment de découragement général ».
C’est alors que Tony décide de réactiver son réseau et se lance dans une VAE au CNAM. « Là, je me suis dis que j'allais le mentioner dans mon CV comme VAE en cours. Dès le lendemain, j'ai eu des appels , y compris d’entreprises pour lesquelles j’avais postulé et qui m’avaient refusé auparavant ».
Après quelques expériences non concluantes, Tony trouve le poste qui lui convient parfaitement au CHU de Poitiers, soit celui Responsable Gestion des infrastructures Informatiques.
Pour terminer, Tony tient à ajoutee que : « Si je n’avais pas eu mon DUT, je ne serai pas le moteur que je suis aujourd’hui. Je dirai également  qu’il faut se faire une expérience riche tout en évitant de s’enfermer dans un poste, car c’est un domaine qui évolue très vite. Il ne faut pas craindre de passer pour quelqu’un d’instable, au contraire, il faut plutôt voir cela comme un très bon moyen de connaître et de maîtriser les différentes technologies existantes, tout en appréhendant les différentes méthodes de travailqui peuvent être utilisées. Et tout ceci dans le but d’être en adéquation avec le monde socio-économique ».


Camille Champagne.
 

Publié par Adeline Nourisson

Dernière mise à jour le 18 juin 2014


Recherche d'un article


Université de Poitiers - 15, rue de l'Hôtel Dieu - TSA 71117 - 86073 POITIERS Cedex 9 - France - Tél : (33) (0)5 49 45 30 00 - Fax : (33) (0)5 49 45 30 50 - webmaster@univ-poitiers.fr