Portrait de Kevin Blondelle

Réseau des diplomés

"Le métier de journaliste"

Crédit Photo Kevin Blondelle

Crédit Photo Kevin Blondelle

A l’issue de son Bac Es, Kevin hésite entre deux métiers : éducateur spécialisé et journaliste.
Il s’oriente d’abord vers son premier choix et passe le concours pour être éducateur. C’est ainsi qu’il se retrouve à l’IRTS (Institut Régional du Travail Social) de Tours. Ceci étant, il arrêtera quelques mois plus tard car le stage qu’il réalise lui révèle qu’il n’est pas fait pour ce métier.
Qu’à cela ne tienne, Kevin décide de s’orienter vers le métier de journaliste. Il hésite alors entre plusieurs filières. « J’aime écrire mais pas apprendre par cœur alors j’ai choisi la licence lettre et culture contemporaine proposée par la fac de Lettres ». Désireux d’écrire, il pousse les portes de la NR de Parthenay. Cela tombe plutôt bien car une place de correspondant sportif vient de se libérer. Pendant les trois années qui suivent, il suit son cursus universitaire et travaille à la NR. « C’est en bossant à la NR que j’ai commencé à me créer un réseau ». Cela lui permet aussi d’écrire pour le Sud-Ouest et Midi Olympique. En plus de ça, il fait un stage à la radio Gâtine où il tient une chronique sportive. C’est ainsi que petit à petit, Kevin se constitue une expérience et tisse un solide réseau. Au cours de sa dernière année de Licence, il passe le concours l’ESJ (Ecole Supérieure de Journalisme) de Lille sans savoir qu’une rentrée est possible dès janvier. Pris, il prend la décision de lâcher sa licence et commence son cursus à l’ESJ. Et c’est parti pour deux ans d’apprentissage chez Radio France à Montpellier. Ce type d’enseignement lui permet de passer 2 mois sur le terrain chez France Bleu Hérault et deux semaines à l’école. « J’avais peu de temps à l’école mais on avait beaucoup de travail à réaliser chez nous et franchement, les deux premiers mois je me demandais ce que je faisais là tellement c’était intense » Ce, d’autant que comme l’explique Kevin, le choc entre le monde de la fac et celui de cette formation est rude.
« A la fac, j’étais dans un nid douillet,  j’avais des 14 sans faire trop d’efforts. En arrivant à Radio France, on m’a clairement dit que ce que je faisais était nul et que je pouvais tout recommencer. »
« Radio France est une très bonne école, ils investissent beaucoup pour nous former. Cette année-là, on était 12 apprentis et tous les 3 mois on passait devant un jury d’étape. Cette étape est très intense car ils ne perdent pas de temps avec les formes mais nous expliquent sans détour ce qui va ou non. C’est très formateur mais il faut avoir les reins solides. »
« On était une promotion très diversifiée. Certains ont très vite progressé, d’autres, comme moi, ont eu besoin de plus de temps. Par contre, une fois que c’est parti, j’ai très vite progressé et je suis sorti major de promo ».Cette gratification, qui récompense Kevin de ces deux années intenses, est un gros plus sur son CV. Une fois son diplôme en poche, il intègre immédiatement France Bleu Hérault pour y faire des piges sur le bassin du Languedoc Roussillon et est envoyé faire des CDD un peu partout.
Kevin est passionné par son métier et est ravi de sa formation en apprentissage. Il nous confie tout de même que « ce n’est pas un métier que je conseillerai à mes proches ». Kevin a conscience d’avoir eu de la chance dans ses rencontres parce que comme il le dit lui-même : « aujourd’hui, le journalisme est une voie bouchée qui nécessite de constamment faire ses preuves, sans compter ses heures. C’est aussi un métier précaire. »
Bien qu’il ait conscience des difficultés du métier, Kevin ne se verrait pas faire autre chose sur le court et moyen terme, à part, peut être donner quelques cours.

Adeline Nourisson

Publié par Adeline Nourisson

Dernière mise à jour le 10 mars 2015


Recherche d'un article


Université de Poitiers - 15, rue de l'Hôtel Dieu - TSA 71117 - 86073 POITIERS Cedex 9 - France - Tél : (33) (0)5 49 45 30 00 - Fax : (33) (0)5 49 45 30 50 - webmaster@univ-poitiers.fr