Portrait de Martin Del Castillo

Réseau des diplomés

« Par amour des langues et de la littérature »

Martin Dèl Castillo

Martin Dèl Castillo

Après un bac + 4 en Lettres et Langues à l’Université de Mexico, Martin Del Castillo a profité d’une bourse pour venir en France et s’est inscrit dans deux Master 2 à la Faculté de Lettre et Langues de l’Université de Poitiers. Il est aujourd’hui secrétaire de rédaction bilingue à Mexico. Un poste qui lui a révélé une autre vision du champ des possibles après des études littéraires. 

 

Martin Del Castillo, 32 ans, Secrétaire de Rédaction au Centre d’Etudes Mexicains et Centraméricains (CEMCA) à Mexico, se défini à la fois comme éditeur, professeur de français-espagnol, traducteur et poète. S’il arbore plusieurs casquettes toutes s’inscrivent dans une même cohérence : celle de l’amour des langues, notamment l’Espagnol et le Français, et de la littérature, particulièrement celle du 19ème siècle.

 

Très tôt passionné par toutes formes d’écrits, romans, contes, poésies…, au moment du choix des études universitaires, il s’est naturellement dirigé vers des études littéraires. « J’ai fais une licence en Lettres et Langues à l’Université Nationale Autonome du Mexique (UNAM), ce qui équivaut à un bac +4. » C’est dans cette formation qu’il a commencé à apprendre le français. «Une deuxième langue était obligatoire. Beaucoup choisissent l’anglais. Moi, ce sont les poètes français qui ont guidé mon choix. » Cette affection particulière pour cette langue lui fera traverser l’Atlantique, en 2006, direction Nice. « Je voulais lire dans le texte les auteurs Français. Je m’étais même mis dans l’idée de vivre en France. J’ai alors décroché une bourse des gouvernements Mexicain et Français pour occuper un poste d’assistant dans un lycée à Nice, pendant 9 mois afin d’enseigner l’espagnol. » Son périple français s’est ensuite prolongé à Poitiers par le biais d’une poursuite d’études en Master 2. Si la transition de Mexico à Nice n’a pas été trop rude, celle avec Poitiers est restée gravée dans sa mémoire : « Mon arrivée a été un vrai choc : il faisait froid, il pleuvait, la ville était en travaux. Je me demandais sincèrement ce que je faisais là. »

 

Passé cette première impression, Martin a très vite était conquis par la ville et ses habitants. Côté études, il a été particulièrement ambitieux en menant de front deux masters 2 : un de recherche "Littérature et arts, spécialité : espagnol " et un professionnel "Didactique du français langue étrangère et seconde (FLE-S)". «En optant pour ces deux diplômes, d’une part je voulais poursuivre dans une formation très littéraire et d’autre part, je souhaitais m’orienter dans une dynamique de professionnalisation. Il y avait une certaine complémentarité entre ces formations. J'ai trouvé une équipe de professeurs de grand niveau en littérature et une des meilleures formations en Master FLE-S. » En parallèle, Martin a occupé un poste de Lecteur de langues étrangères à la Faculté de Lettres et Langues. « J’assurais les cours d’espagnol pour les étudiants de Licence de Langues et Cultures Etrangères et de la Licence de Langues Etrangères Appliquées. »

 

En 2010, pour son stage de fin d’année de Master FLE-S, il est retourné au Mexique. Il l’a effectué à l’Alliance Française de Polanco comme chargé de projet à la création d’activités linguistiques dans les musées. Il a enchaîné ensuite sur deux postes de professeur de français : l’un à l’institut Français d’Amérique Latine et un second à l’Université Nationale Autonome de Mexique. Des expériences qui lui ont permis de décrocher en janvier 2012, le poste qu’il occupe actuellement comme secrétaire de rédaction pour la revue Trace au CEMCA où il assure la qualité linguistique et la cohérence de l’édition. « Cette revue, destinée au milieu académique publie des articles, essentiellement en Français et Espagnol, autour de sujets très larges comme la politique, l’Agriculture, la religion, les langues…  »   

 

Aujourd’hui Martin n’a pas réalisé son rêve de rester vivre en France, mais il n’a aucun regret : « Cette nouvelle fonction m’a permis de reprendre la route de la littérature. J’aurais eu du mal en France à décrocher un emploi correspondant à mon profil. Mais cette expérience m’a ouvert des portes dont je ne soupçonnais pas l’existence. Lorsque l’on est étudiant on se demande parfois sur quoi peut déboucher une formation en lettres. Il y a d’énormes possibilités. Dans un monde global, il y a besoin de professionnels multilingues pour casser les barrières du langage entre les peuples. »

S’il avait un conseil à donner : « Voyager, aller voir ailleurs ! Les étudiants français ont des possibilités énormes pour partir à l’étranger pendant leurs études, ce qui n’est pas le cas dans tous les pays, comme au Mexique. Qu’ils saisissent cette chance, ils auront une autre vision de leur destinée professionnelle et se créeront des opportunités pour l’avenir », conclut Martin Del Castillo. 

 

Philippe Quintard

Publié par Adeline Nourisson

Dernière mise à jour le 18 juin 2014


Recherche d'un article


Université de Poitiers - 15, rue de l'Hôtel Dieu - TSA 71117 - 86073 POITIERS Cedex 9 - France - Tél : (33) (0)5 49 45 30 00 - Fax : (33) (0)5 49 45 30 50 - webmaster@univ-poitiers.fr