Portrait Barbara Lamy

Réseau des diplomés

«Les différents choix de carrière des études en pharmacie»

Crédit Photo Barbara Lamy

Crédit Photo Barbara Lamy

Au lycée, Barbara Lamy savait déjà qu’elle voulait travailler derrière une paillasse dans le monde de  la santé. A l’issue de son bac S, Barbara prépare le concours pour intégrer l’UFR de Pharmacie. Cette première année s’avère très difficile. «  A l’époque c’était encore des Questions – Réponses. Il fallait donc avoir parfaitement intégré son cours mais aussi l’avoir compris ».« Cette année a été très studieuse et stressante. J’étais vraiment dans un autre monde que celui connu au lycée. La rigueur et l’autonomie sont des qualités indispensables pour réussir. » Malgré sa détermination et son travail, Barbara ne parvient pas à obtenir le concours du premier coup. Au cours de sa seconde année de préparation, la pression n’est que plus importante car il n’y a pas de troisième chance. Sa persévérance s’avère payante puisque cette fois-ci, elle réussit le concours. Elle se lance alors dans 4 années de cours où elle apprend tant de la physique que de la chimie, de la biologie ou de la physiologie. « Ces années d’apprentissage nous préparent à faire un choix car au bout de la 4eme année (à ce moment-là) on arrive à un carrefour où plusieurs voies s’offrent à nous. Cet enseignement nous permet d’être un lien entre différents métiers car on a acquis une vision très globale du médicament. » C’est donc trois choix qui s’offrent à Barbara : s’orienter en officine, internat ou industrie. Barbara va choisir la filière « industrie ». Cela l’amène à suivre des cours spécialisés dans ce domaine pendant 3 mois puis à réaliser un stage de 3 mois en industrie. Cette année est complétée par un stage de 6 mois à temps plein à l’hôpital. Ce choix, Barbara le fait par stratégie et parce qu’elle ne souhaite pas travailler à l’hôpital. En effet, elle a déjà en tête l’objectif de faire de la recherche. De plus, elle se dit que si le monde de la recherche ne lui ouvre pas les portes, en passant par cette filière, elle pourra plus facilement envisager d’autres possibilités d’évolution. Lors de ce stage à l’hôpital Barbara découvre un monde très particulier et regrette de ne pas y avoir été préparée. En effet, « la pertinence de cette période dépend très largement de notre intégration au service dans lequel nous sommes affectés. » Barbara nous confie que la fin de cette cinquième année est un peu délicate, car dans cette filière, la 6eme année est un master2 « professionnel » ou « recherche » qui peut être réalisé dans n’importe quelle faculté. Suite à la réussite de son entretien pour l’un des Master auxquels elle avait postulé à Paris, Barbara y suit un semestre de cours avant de rejoindre la ville de Rennes pour y réaliser son stage. Il était alors prévu qu’une fois le stage terminé, elle poursuive en thèse. Malheureusement, la réalisation de cette thèse dépendant de son classement au concours de l’école doctorale, elle n’a pas pu réaliser ce projet. Elle a néanmoins validée  son master et sa 6ème et dernière année, puis soutenue sa thèse d’exercice. Attention, la thèse d’exercice n’est pas une thèse de recherche, il s’agit d’un mémoire qui doit être soutenu avant la fin de l’année civile suivant la validation de la dernière année, sinon il faut se réinscrire à l’université. S’en suit un an et demi de « flou » où elle suit en auditeur libre les cours de la 6eme année officine en attendant de trouver autre chose. « Cette année m’a permis de compléter mes compétences en matière de matériel médical, de parapharmacie et de faire des cas de comptoir. Etant déjà  «  thésée », je n’ai pas pu m’inscrire à la fac et faire le stage de fin d’étude mais j’ai eu la chance qu’une personne de mon Réseau ait besoin de quelqu’un pour un remplacement en officine. » En parallèle, un labo de Poitiers a fait une proposition de thèse à laquelle Barbara a postulé. «  J’ai passé un entretien et j’ai été retenue. Je me suis donc inscrite à l’école doctorale au mois d’octobre 2014. » Son sujet est le suivant : « Mise au point galénique et pharmacocinétique de micro-particules chargées en fluoroquinolones pour inhalation. ». Il s’agit d’une classe d’antibiotiques qu’on prend par voie orale et qui est à visée pulmonaire pour soigner des infections broncho-pulmonaires. Ici, le but est de créer une forme de poudre sèche à prendre avec un inhalateur pour qu’elle aille directement au site d’infection situé dans les poumons. Ce, afin d’être plus efficace et limiter les effets indésirables. Cette poudre est le moyen d’obtenir une libération prolongée du produit. Barbara est partie pour trois ans de travail acharné et espère bien devenir enseignant chercheur à l’issue. Ceci étant elle sait déjà qu’elle devra sûrement préalablement passer par une étape de post doc à l’étranger.
Le conseil de Barbara : « Tout dépend de ce qu’on veut faire après mais les études en pharma peuvent conduire à de nombreux choix de carrière ».





Adeline Nourisson

Publié par Adeline Nourisson

Dernière mise à jour le 2 juin 2015


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