Portrait de Emilie Merour

Réseau des diplomés

"Persévérer et accepter des missions qui peuvent être parfois inférieures à notre niveau pour parvenir à ses fins."

Crédit Photo Emilie Merour

Crédit Photo Emilie Merour

A l’issue de son Bac S Emilie part à l’IUT Analyses Biologiques et Biochimiques de Brest. Après quelques « jobs » pendant la période estivale dans différents laboratoires d’analyses, Emilie se rend compte que cela ne lui plaira pas toute sa vie car le métier est trop répétitif. Elle se renseigne alors sur les formations dispensées par les Universités et décide d’intégrer l’Université de Bordeaux II. « Mon intérêt pour le cerveau et le comportement me pousse à me diriger vers cette Université spécialisée dans ce domaine. » Elle enchaînera sur la maîtrise et pense sérieusement à poursuivre vers un DESS en Neuropsychopharmacologie et Addictologie. Emilie se renseigne sur les débouchés avant de postuler et elle a bien fait car elle apprend que les débouchés sont assez restreints. Par conséquent, elle se lance de nouveau dans les recherches de formations et s’intéresse alors au MP (Master Professionnel) proposé par l’UFR SFA de l’Université de Poitiers en Physiologie, biologie cellulaire et moléculaire. Plus général et professionnel, ce Master est donc susceptible de lui apporter plus de débouchés. C’est ainsi qu’ Emilie présente sa candidature et arrive à Poitiers peu après. Elle réalisera alors un stage de 9 mois en entreprise au CIT d’Evreux. « J’espérai que ce stage se convertirait en emploi, mais cela n’est pas arrivé.  Avec mon diplôme en poche, je suis donc rentrée en Bretagne et j’ai commencé à chercher du travail. J’ai envoyé plus de  300 candidatures, j’ai également suivi une formation au Pôle Emploi pour apprendre à rédiger un CV et une lettre de motivation ainsi qu’à passer des entretiens d’embauche, et j’ai travaillé en intérimaire pendant cette période de recherche d’emploi afin de rester active et garder la motivation. J’ai passé plusieurs entretiens notamment à Rennes, Bordeaux et Lille. C’est seulement au bout de 6 mois que j’ai trouvé mon premier poste de technicien de recherche à Lille." Pendant un an et demi, Emilie travaillera donc à l’INSERM  sur les maladies chroniques inflammatoires de l’intestin et du foie. Au bout d’un an et demi, Emilie émet le souhait de se rapprocher de la Région Parisienne. Elle trouve alors un poste d’ingénieur assistant en CDD à l’INSERM  à Créteil qui travaille sur les hépatites virales. Cherchant à avoir un statut plus stable, Emilie passe des concours et continue à regarder les annonces et à passer des entretiens en région parisienne. Rapidement, elle obtient le concours externe d’assistant ingénieur à l’INRA de Jouy en Josas et intègre l’unité Virologie Immunologie Moléculaires et l’équipe Virologie Moléculaire des Poissons. Depuis plus de 6 ans, elle occupe ce poste d’assistant ingénieur à l’INRA et œuvre sur la mise au point d’outils de biologie moléculaire sur les virus de salmonidés afin d’élaborer de nouvelles approches vaccinales. « Mon poste est polyvalent et à responsabilités, je travaille en biologie  moléculaire et dans mon équipe, je suis la responsable de la culture de cellules et virus de salmonidés et de leur caractérisation. J’ai également la chance de participer à la rédaction d’articles scientifiques, a la présentation de résultats en congrès et je suis inclue dans toutes les publications de l’équipe et collaborations. Ce poste est très concret car il s’intègre dans une démarche d’amélioration de la santé animale dans les élevages piscicoles. Dans un avenir proche, j’espère passer ingénieur d’études. C’est un poste, qui, je le sais, me convient Ce, qu’il s’agisse des responsabilités ou des compétences en encadrement que cela demande. »
Conseil 1 : «  Ne pas hésiter à passer des concours comme celui de l’INRA qui est parfois méconnu alors qu’il est aussi ouvert aux personnes extérieures . De plus, les postes INRA ne sont pas fléchés comme cela peut être le cas pour l’INSERM et le CNRS. » Penser également à d’autres organismes tels que l’ANSES, le CIRAD, le CEA, l’IRD….
Conseil 2 : «  Il faut persévérer et parfois ravaler sa fierté et accepter de commencer par un poste qui ne correspond pas forcement à notre niveau pour parvenir à ses fins. »

Adeline Nourisson

Publié par Adeline Nourisson

Dernière mise à jour le 10 mars 2015


Recherche d'un article


Université de Poitiers - 15, rue de l'Hôtel Dieu - TSA 71117 - 86073 POITIERS Cedex 9 - France - Tél : (33) (0)5 49 45 30 00 - Fax : (33) (0)5 49 45 30 50 - webmaster@univ-poitiers.fr