Portrait d'Etienne Royer

Réseau des diplomés

«Mieux comprendre son environnement »

Etienne Royer

Etienne Royer

 

Etienne Royer a toujours eu, en parallèle de ses études, des engagements extra-universitaires. Une démarche qui  lui a permis de trouver des échos concrets aux théories qu’il étudiait. Après avoir quitté l’Université de Poitiers, il a repris le chemin des études en Master Médiation des organisations. Au sein de cette formation, il a trouvé les réponses qu’il cherchait par rapport aux missions de son poste actuel au sein du Conseil Général de la Vienne.

 

« Je n’ai jamais eu de plan de carrière », avoue d’emblée Etienne Royer. Pour autant, ce jeune homme de 34 ans ne s’est pas laissé dicter son avenir. Ses convictions politiques et ses engagements ont fortement influencé son parcours universitaire puis ses choix professionnels, avec en filigrane le besoin de comprendre comment fonctionnent les organisations dans lesquelles il évolue.

Elève de secondaire pas spécialement motivé par les études, c’est à l’Université qu’il s’est réellement révélé. « Je travaillais enfin pour moi. Le fait d’être plus autonome m’a responsabilisé. L’université vous apporte une méthode de travail, une discipline, une rigueur », souligne celui-ci. Le choix de la filière, AES, s’est fait dans la suite logique de son bac en économie mais aussi en cohérence avec son investissement dans la vie de la Cité, mené en parallèle de ses études. « Je me suis retrouvé un peu par hasard conseiller municipal. Mais très vite, j’ai pris goût à la fonction d’élu au point de devenir adjoint au maire. » Cette vocation l’a alors motivé à poursuivre, après la licence, en maîtrise Administration et gestion des entreprises. « Ce n’était pas forcément un choix de cœur, je serais allé plus naturellement sur le développement social, qui était l’autre option possible, mais je sentais que j’avais besoin de me confronter à des savoirs dans ce domaine nécessaires à la compréhension de ce que je vivais : la fiscalité, la gestion des entreprises, le droit… Ces matières ont eu un réel écho dans mes décisions d’élu. » Ce goût de plus en plus affirmé pour le monde de la collectivité l’a ensuite conduit à s’inscrire à l’IPAG. Il y restera un mois et demi. « Cette formation ne me correspondait pas du tout. » A partir de là, un événement personnel va l’obliger, en 2004, à tout stopper pendant un an. 

« Lorsqu’il a fallu remettre le pied à l’étrier, il y a une grosse période de doute sur ce que j’allais faire. Mais, j’ai eu l’opportunité de travailler pour le groupe des élus de gauche de la Mairie de Poitiers. Mission qui a débouché ensuite sur un poste de chargé des relations sociales au sein de la collectivité. » Il avait en charge la gestion des instances paritaires. « J’étais en quelque sorte un rouage entre la direction administrative, les élus et les syndicats. Mon travail consistait à ce que ces personnes puissent s’entendre. Je faisais office de médiateur, mais je n’avais pas encore mis de mot sur ce qui allait plus tard me conduire à pousser de nouveau la porte de l’Université. » 

Il restera sur ce poste quatre années. « J’ai pris ensuite une orientation plus politique en devenant directeur de campagne de la Conseillère Générale Sandrine Martin. » Puis, il enchaînera sur un poste de chargé de mission auprès du Groupe des élus de Gauche du Conseil Général de la Vienne. Poste qu’il occupe encore actuellement. « Ce qui me plait dans ce travail, c’est de trouver des solutions pour faire en sorte que ce groupe, composé d’élus éparpillés sur le territoire avec des impératifs différents, fonctionne. C’est à ce moment que j’ai entendu parler du Master Médiation des organisations de l’Université de Poitiers. Ça a été une révélation. J’y ai trouvé des concepts que j’appliquais mais de façon intuitive, sans réellement comprendre leurs répercussions. Cette formation m’a véritablement apporté une plus-value qui me rend, je pense, meilleur dans mon travail. Le fait de comprendre les interactions qui existent entre les individus me permet d’être plus efficace. Cette formation constitue aussi la fin d’un parcours universitaire qui s’était interrompu trop brutalement. » 

Il est difficile pour lui aujourd’hui de donner des conseils, aux futurs ou aux actuels étudiants, dans la manière d’aborder et d’orienter ses études universitaires. Toutefois, il constate, en ce qui le concerne, que ces engagements ont véritablement enrichi la compréhension des matières abordées. « Peu importe la structure, dans laquelle vous évoluez, elle peut être associative, culturelle, politique…, mais prendre des responsabilités, s’engager, apportent de l’expérience qui, par résonnance, ne peut être que bénéfique à l’apprentissage de savoirs », conclut Etienne Royer.

Phillipe Quintard

Publié par Adeline Nourisson

Dernière mise à jour le 18 juin 2014


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