Portrait de Elodie Petorin

Réseau des diplomés

« J’ai toujours été une élève moyenne, mais ça ne m’a pas empêché de réussir et d’obtenir la mention »

Photo Elodie  Petorin

Photo Elodie Petorin

Une fois son baccalauréat ES en poche, Elodie Pétorin, originaire de La Rochelle, demande une" Fac" de sociologie en 1er vœu à Bordeaux, puis à Poitiers. La Rochelle n’étant pas de l’académie de Bordeaux, elle n’y est pas acceptée. C’est pourquoi elle s’oriente vers Poitiers. « Finalement, Poitiers s’est avéré être un bon choix » s’exprime Elodie.
Elle intègre donc une licence de sociologie, mention « Economie Contemporaine » dans le but de devenir professeur.  « Au début, je n’ai pas validé ma 1ère année, mais à l’époque, on pouvait passer en 2ème année sans avoir la 1ère, j’ai donc validé mon DEUG sur un an ».
Après la licence, Elodie décide de s'inscrie à la préparation au CAPES de Sciences Economique et Sociales, qu’elle rate trois fois. Après les écrits de la 3ème année, elle décide d’arrêter  et s’oriente pour la future rentrée vers un master de sociologie. Disposant ainsi de 6 mois avant la prochaine rentrée, elle optimise ce temps libre en travaillant au Futuroscope en tant qu’hôtesse de caisse.
Lorsqu'elle commence M1 en Sociologie, Elodie intègre l'équipe de rugby à la « Section Universitaire de Rugby de Poitiers », Association toujours active, notamment à travers le Seven’s Trophy, avec laquelle elle participe sur un projet de tournée en Afrique du Sud. Après avoir été membre de cette association, elle y deviendra  secrétaire puis présidente.
« C’est à ce moment là de mon parcours où je me suis vraiment sentie bien ».
Ayant le souhait d’apprendre plus, Elodie réalise en même temps que son M1, un service civil volontaire au sein de la « Ligue de l’Enseignement de la Vienne », où elle réalise une enquête sur l’engagement des jeunes lycéens en Poitou-Charentes. « C’est à partir de cette étude, que j’ai eu le déclic de l’importance d’un parcours associatif, mais aussi celle sur laquelle je me suis basée pour écrire mon mémoire de M1» explique Elodie. Par la suite, elle sera également élue au Conseil d’Administration de cette fédération.
« Pendant ce service civil volontaire, je n’étais pas rémunérée, j’avais une indemnité, mais j’étais considérée comme bénévole. Le bénévolat : des valeurs qui m’ont beaucoup plu. Ce qui me plaisait, c’était que les valeurs transmises par le domaine associatif et le bénévolat, correspondaient aux miennes » raconte Elodie.
Après son M1, Elodie continue sur sa lancée avec un M2 professionnel « Méthodes d’Analyse du Social ». Une seconde année pendant laquelle elle se retrouve dans une promo de 8 filles, « un nombre parfait pour le travail d’équipe et la diversité d’opinion. Cette année m’a également permis  de savoir qu’à l’avenir, je souhaitais réaliser des études ou des enquêtes. Le master, c’est le côté le plus intéressant, le plus concret, car c’est à ce moment là que l’on met en pratique ce qu’on a appris en licence. »
Cependant, cette année de M2 fut très dense pour Elodie. En effet, chaque semaine elle  combinait les 25h de cours théoriques réparties en trois jours, le stage, l’enquête collective, mais également les 20h de travail qu’elle effectuait le weekend pour payer ces études. « C’était dur car j’avais pas de jour de repos. Je me souviens parfois le soir, quand on restait travailler en groupe à la fac, vers 20h le gardien passait et nous disait : on va fermer, va falloir partir » raconte Elodie. Ce qui ne l’a pas empêché de décrocher son diplôme de master  avec mention bien !  « J’ai toujours été une élève moyenne, j’ai eu mon bac au rattrapage, je n’ai pas validé ma 1ère année de licence, mais ça ne m’a pas empêché de réussir », plaisante Elodie.   
Elodie raconte également que son parcours associatif l’a énormément aidé dans sa recherche d’emploi. En effet, elle explique que lors de son stage collectif de M2, dont une partie du terrain se déroulait à la Mission Locale d’Insertion du Poitou, une offre d’emploi a été transmise à toute sa promotion par le Directeur. Bien qu’elle n’ait pas encore terminé son master, elle décide de tenter le coup en postulant.  Son profil intéressait les recruteurs. Ainsi, deux semaines après, avoir validé son diplôme, Elodie signe son contrat avec le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) pour un CDD de 2 ans, en tant que chargée de projet. « Mon bagage au sein de l’associatif a été et sera toujours un plus pour moi, c’est grâce à cela que je peux faire la différence lors d’entretien d’embauche », explique t’elle.
Et enfin, après 2 ans au CNRS et seulement 4 mois de chômage, Elodie obtient un autre CDD au sein de l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED), pour 2 ans également.
« J’ai eu de la chance ! J’ai pu travailler pour deux des plus gros instituts nationaux: le CNRS et l’INED. C’est un bon moyen de me démarquer, mais je le répète, je n’aurais jamais pu le faire sans mon vécu dans l’associatif, qui a été pour moi source de diversité et riche d’expériences. On apprend toujours plus, c’est pourquoi je dirais aux futurs diplômés qu’il ne faut surtout pas se contenter de son parcours scolaire (aller en cours, faire ses devoirs, etc.), il faut s’investir dans la vie qui nous entoure. C’est un investissement pour l’avenir qui fait la différence le moment venu ».

Camille champagne

Publié par Adeline Nourisson

Dernière mise à jour le 18 juin 2014


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